.La porte s'ouvrit dans un fracas et toutes les personnes présentes dans la salle se retournèrent pour voir qui venait d'entrer interrompant ainsi la réunion. Lilian marchait toujours de la même démarche élégante et adressa un regard meurtrier au vice président de la société, Mark Ames.
Elle s'approcha de lui et des autres personnes qui était en sa compagnie et déclara froidement et en serrant la mâchoire pour ne pas s'énerver.
- Désolé de mon retard. Quelqu'un a oublié de me prévenir de la réunion.Lorsqu'elle avait prononcé le mot « quelqu'un » elle avait jeté un regard noir vers Mark.
- Ce n'est rien. On n'avait pas vraiment commencé.
- Je ne sais pas ce que vous a dit Mr Ames, mais je ne suis pas d'accord sur le but de cette réunion.
Un des homme intervint enfin et s'adressa à Lilian.
- Je me présente, Chace McAdams président du cabinet « McAdams & Waldorf ».
- Ravi de vous rencontrer, dit elle faussement hypocrite.
- Mais votre cabinet possède deux président, où est donc Mr Waldorf, demanda Ames de manière à destabiliser Chace.
- Il a eu un empêchement de dernière minute et vous prie de l'excuser pour son absence. Il va essayer d'arriver avant la fin de la réunion.
- Soit, répondit Lilian. Pouvons-nous passer au sujet principal de cet entretien ?
- Nous vous attendons ma chère, remarqua Chace en essayant de cacher une légère angoisse dû à l'absence de James. Il avait essayer de l'appeller plusieurs fois pour l'informer de la réunion mais n'ayant pas décrocher, Chace avait du y aller seul pour affronter ses principaux concurrents.
Ils s'assirent autour de la table chacun ayant devant lui, des feuilles et un verre d'eau.
Autour de cette table était réunit les deux principaux cabinets privés de juridction de San Francisco. Leurs dirigeants avaient toujours essayé d'être meilleur que l'autre et ils étaient en perpétuel compétition. Mais le regroupement qui avait eu lieu à New York allait peut-être donné un avantage à « McAdams & Waldorf ».
Lilian savait les intentions du cabinet adverce et comptait bien faire tout pour l'empêcher car sinon cela reviendrait à donner sa démission. Et contrairement aux apparences ce travail lui plaisait.
Plusieurs minutes après, Chace prit la parole.
- J'aimerais, au consentement de tout le monde bien sur, réunir nos deux cabinets en un seul. Je pense que cà serait le mieux que l'on puisse faire pour San Francisco et pour nous même. Bien sur chacun gardera son poste et son statut. Il allait continuait à parler quand Lilian intervient sans même demander la parole.
- Et le nom de ce nouveau cabinet serait « McAdams & Waldorf » ?
- Non, pas forcément, puisque c'est un regroupement, on regroupera aussi nos noms.
- Mais il y aura combien de directeurs ? Quatre ?
- Je n'ai pas encore réflechit à la question Mlle Swan.
- Moi oui. Je suppose que si l'on accepte ce regroupement on devra aussi accepter celui que votre cabinets a fait avec New York et autres grandes villes d'Amérique.
- Naturellement.
- Mais ne nous voilons pas la face, nos deux cabinets on des méthodes différents, des manières de travailler opposées, et puis dans tout les regroupements subsiste toujours les deux cabinets et il y en aura toujours l'un plus important que l'autre.
- Je pense que si chacun fait des efforts, ce pourra être bénéfique pour tout le monde.Mark qui était resté en retrait durant toute cet échange se leva enfin et intervint.
- Personnelement je suis favorable à ce projet. J'en ai parlé avec plusieurs de mes employés et ils sont du même avis que moi. Bien sur il y aura quelques détails à régler mais comme vous le dites des efforts seront attendus de la part de tout le monde.
- Je suis ravi pour vous Mr Ames, mais je refuse ce projet.
- Vous savez Lilian vous n'êtes que la vice présidente - même si vous vous êtes toujours porté à croire que c'était vous la directrice - mais si la totalité du cabinet est d'accord exepté vous le projet sera accepté et vous licenciée. Après tout quatres directeurs c'est peut-être un peu beaucoup. Il lui adressa un sourire hypocrite qu'elle savait si bien lui faire et se rassit et en priant Chace de bien vouloir continuer.
Lilian se réinstalla sur sa siège, résignée mais elle n'avait pas encore dit son dernier mot.
*
James quitta le ring et s'assit sur un banc situé devant l'accueil du club de boxe. Il commenca à boire quand Ryan s'installa à côté de lui et lui tendit une serviette imbibée d'eau. James le regarda incrédule.
- C'est pour tes blessures expliqua Ryan.James la prit et commenca à l'appliquer sur son visage.
- C'est une règle, après chaque entraînement on se nettoie les plaies et on met du désinfectant s'il faut. James ne répondit rien et son regard était plongé dans le vide.
- Je peux te poser une question demanda Ryan.James regarda enfin son interlocuteur et ocha lentement la tête répondant ainsi à sa question.
- Pourquoi commencer la boxe maintenant ? Y at'il un événement qui a déclenché ce choix pour la boxe ?
- Je préfère ne pas en parler maintenant.
- Comme tu veux, mais saches que la boxe n'est pas seulement un sport d'attaque et de défense. Car pour gagner dans un vrai combat il faut savoir analyser son rage et rancoeur pour la mettre à profit de la victoire. Cette rage, cette rancoeur, c'est à la fois une force et une faiblesse. Et si tu n'arrives pas à en parler et à comprendre d'où elle vient, elle va se transformer en faiblesse pour toi et pour la qualité dans la boxe. Et mais je suis là pour t'apprendre à la transformer en force. Dans des moments difficiles il ne faut savoir trouver quelque chose pour nous aider. Parfois cela peut être des personnes, une nouvelle activité, pour moi çà a été la boxe. Maintenant c'est à toi de trouver ce que c'est. James adressa un sourire sincère à Ryan en guise de merci, avant de boire plusieurs gorgées d'eau.
James remercia un dernière fois son entraîneur et quitta la salle de boxe. Il n'avait peut-être pas encore découvert le quelque chose qui l'aiderait mais rien que la boxe l'aidait déja beaucoup. Demain il avait rendez vous avec Ryan pour un nouvel entraînement. Déja il commencait à l'apprécier heureusement car s'ils devaient travailler ensemble longtemps se serait mieux qu'ils s'entendent. Il ralluma son portable et découvrit un message de Chace. Il allait l'effacer quand il remarqua le mot « IMPORTANT ».
Il le lit avec un sentiment de déception. Chace avait besoin de lui concernant le cabient mais James n'était pas encore prêt à lui parler ainsi qu'à Ethan. Il avait toujours été là dans les moments difficiles de ses deux amis, mais il ne les laissait pas être là pour lui. Tant pis pour cette réunion il n'irait pas, il se sentait encore trop mal vis à vis de plusieurs choses pour être en état de gagner une victoire contre leur principal rival. Il s'installa à une table dans un petit café et commanda un cappucino avec du lait.
Il y avait plusieurs personnes présentes dans le café. Un jeune couple se bécotait à quelques tables de lui et en les voyant ainsi il repensa à Elena, son ex copine avec qui il avait eu une rupture assez explosive. Il n'éprouvait plus aucun sentiments à son égard, c'est juste que pendant longtemps elle avait tenu une place importante dans sa vie et que d'un seul coup, le faite qu'elle soit plus là l'avait un peu déboussolé.
Ensuite avait eu lieu le voyage à New York et il avait pensé que changer d'air lui ferait aller mieux et oublier cette place vide mais en rentrant il avait découvert une nouvelle place vide, sa maison était partie en fumée.
En quelques semaines, il était descendu bien bas.
Une serveuse lui apporta sa commande quelques instants après. Il commenca à le boire quand une belle jeune femme brune entra dans la café et s'avança vers sa table. Elle attendit debout qu'il lui porte un regard. James n'étant pas décidé à parler à personne ne lui adressa aucune attention.
Voyant sa réaction, elle lui demanda enfin :
- Puis-je m'asseoir avec vous ?
- Il y a d'autres tables libres répondit il méchamment.Ce n'est pas gagné, pensa t'elle.
Elle s'assit quand même sur la chaise en face de lui. Pour montrer son agacement il prit le journal posé près du menu et le plaça devant ses yeux et devant la jeune femme.
Que pouvait elle bien lui dire alors qu'il n'était vraiment pas disposé à lui parler.
- Je sais ce qui s'est passé hier, dit elle simplement.
- Tant mieux pour vous soupira t-il toutjours sans porter attention à cette jeune femme.Il posa enfin le journal et bu de nouveau plusieurs gorgées de son cappucino.
A la plus grande surprise de la jeune femme, James déposa quelques billets sur la table et se leva sans même dire lui au revoir.
- Je sais ce que vous ressentez car je l'ai moi même vécu ,finit elle par dire alors qu'il allait quitter le café.
Enfin il se retourna vers elle et lui adressa son premier regard. Il la trouva rapidement d'une extrême beauté. Tandis qu'il continuait de l'observer et de détailler chacun de ses traits il s'avança vers elle et se réinstalla en face d'elle.
Un sourire ravi apparu alors sur le visage de la belle brune. Elle lui tendit sa main et se présenta.
- Charley Wayne.
- James Waldorf renchérit il en serrant sa main.Je sais, se dit Charley à elle même tandis qu'elle continuait de le regarder et détailler son regard d'un bleu perturbant.
- Pourquoi êtes vous là ?
- Pour boire un café et vous parler.
- Comment me connaissez vous ?
- Les infos d'hier.
- Mais comment saviez vous que je serais ici ?Elle fit mine de réflechir puis déclara simplement :
- Coup de chance.
- Croyez vous à la chance demanda t-il changeant ainsi de sujet.
- Pour répondre à cette question, il faudrait déja savoir ce qu'est la chance, pour vous c'est quoi ?
- Je n'y avais jamais vraiment réflechit. Pendant quelques secondes aucun des deux n'osaient parler.
- Je sais pour votre maison et j'en suis vraiment désolé.
- Etre désolé ne changera rien.
- Je sais et je répondais comme vous quand on me disais cela, enfin c'était il y a quelques années. Est ce que quelqu'un était dans cette maison lorsqu'elle a brulé demanda t'elle en baissant les yeux. Soudain, James réalisa enfin le point positif dans tout cela, personne n'était présent au moment de l'incendie, personne n'y avait perdu la vie ou en avait tiré des sequels à vie.
- Vous étiez dans la maison quand ... Il préfèra ne pas terminer sa phrase et appréhenda la réaction de la jeune femme.
- Non, mais mes parents oui.James se figea. Comment osait il se plaindre alors que cela était arriver à d'autre et que lui avait juste perdu sa maison. Doucement il posa sa main sur celle de Charley et lui adressa un sourire triste.
- Je ne dirais pas que je suis désolé, car çà ne changera rien.
- Sur ce point là on est d'accord.
- Pourquoi êtes vous venu me voir ? Vous ne me connaissez pas et je ne me suis pas montrer très poli au début.
- Je voulais juste que vous compreniez que contrairement à moi personne ne m'a aidé, alors ne rejettez pas l'aide de ceux qui vous aime. Ils ne vous comprennent peut-être pas mais ils veulent être la pour vous et pour vous soutenir.
- Je veux juste savoir pourquoi, pouquoi ma maison et pas celle d'à côté. Pourquoi s'est arrivé à moi, pourquoi les coupables s'en sont pris à moi et pas à quelqu'un d'autre. Pourquoi tout simplement ...
- Soyez heureux, vous avez un responsable ! Croyez moi c'est plus dure quand la cause en est « accidentelle » et quand on ne sait pas à qui on doit s'en prendre pour nous avoir fait cela.Encore une fois, il se sentit stupide vis à vis d'elle. Sa peine n'était en rien comparable à la sienne Lui avait juste perdu une maison et des biens, elle avait perdu sa vie, ses parents, un domicile et une plus grande impossibilité à répondre aux « Pourquoi ? »
- C'était quand ?
- Le huit février 1998.
- Hier c'était mon anniversaire, simpa la cadeau ironisa t-il.
- Il n'y a qu'un seul coupable.
- Hein ?
Elle ne savait pas si elle pouvait lui révèler ce qu'elle savait sur l'enquête mais elle pensait pouvoir avoir confince en lui, après tout il avait vécu le même drame qu'elle. Même si il avait échapper à la case enterrement et deuil.
- J'ai fait des recherches sur cette affaire et il n'y a qu'un seul coupable mais la police ne sait rien de plus.
- Comment avez vous pu voir les dossiers de la police ?
- Je me suis faite passé pour une policière de Sacramento avoua t'elle avec un petit sourire.
- Sacramento ?
- Après l'incendie, j'ai quitté la ville ne pouvant plus rester à San Francisco et je me suis installé à Sacramento.
Il eut un bref silence, puis James reprit la parole.
- Je n'arrive pas à parler à mes deux meilleurs amis. Je fais un blocage.
- Il faut que vous trouvez quelque chose pour vous aider. Ca peut être n'importe quoi, pour moi çà a été une personne.James sourit en repensant au paroles de Ryan qui lui avait dit quasiment la même chose.
- Comment s'appèle t-il ?
- Je n'ai jamais dit que c'était « lui » remarqua t'elle.
- Vu comment vous en parlez vous en êtes amoureuse alors j'ai supposé que...
- Ray, Ray Brent.
- En tout cas il a de la chance.
- Je pense plutôt que c'est le contraire mais merci.
- J'ai commencé la boxe dit il simplement.
- Je m'en doutais lui répondit elle en désignant son visage et ses mains.
- Je suis si amoché que cela ?
- Non, bien sur ria t'elle.Il la regarda rigoler et se joignit à elle. Il ne la connaissait que depuis peu mais sa présence lui faisait beaucoup de bien. Et surtout il venait de réaliser qu'il ne devait pas trop prendre à coeur l'incendie sachant que d'autre l'avait vécu et en bien pire.
- Je crois que je vais y aller déclara t'elle en se levant de sa chaise.
- J'aimerais vous revoir. Elle le regarda longuement puis sourit et lui écrit son numéro sur sa main.
- Appelez moi si vous en avez besoin.
- Je ne sais pas comment vous remercier.
- Promettez moi d'aller parler à vos amis.
- D'accord.
- Et puis vous rencontrer m'a fait aussi beaucoup de bien. Il lui sourit une dernière fois et elle quitta le café. Il soupira, cette rencontre pouvait être la meilleure chose qui pouvait lui arriver maintenant. Il ne remercierait jamais assez. Il se leva à son tour et regarda sa montre avant de sortir du café. Il avait peut-être le temps pour arriver à la réunion.
*
Chace McAdams et Mark Ames se sourirent et se serrèrent la main avant de se séparer et de quitter la salle de réunion. Lilian n'avait toujours pas accepté la défaite. La réunion venait de toucher à sa fin et les deux hommes étaient d'accord mais les papiers pas encore signés annonçant officiellement le regroupement des deux cabinets. Chace sortit du bâtiment en soupira. Il avait réussit sans James qui n'avait même pas fait l'effort de venir. Il s'apprétait à prendre un taxi quand il remarqua son associé sur la route d'en face. Surpris il traversa la route et vint à sa rencontre.
- Pourquoi tu n'es pas venu à la réunion ?
- On peut parler en marchant ?Ils commèrent à se diriger vers l'ancienne maison de James et le silence règnait entre les deux hommes.
Puis enfin, James prit la parole et lui raconta les événements de la veille. Il lui expliqua tout, ainsi que ses sentiments. Contrairement à ce qu'il avait imaginé, tout lui dire lui provoqua un soulagement, il se sentait vidé d'un poids qui avait pesé sur lui. Il termina son récit en s'excusa de n'être pas venu. Chace lui répondit qu'il comprenait et ne lui en voulait pas le moins du monde. Ensuite il lui raconta le déroulement de la réunion, ainsi que son oppinion sur Lilian et Mark, ses deux nouveaux partenaires.
Chace lui proposa qu'il loge chez lui, mais James déclina son offre, car il voulait renouer des liens avec ses parents. Cet incident lui avait fait prendre conscience que si jamais ses parents étaient morts il s'en voudrait de s'être conduit de cette manière avec eux et de les avoir éloigner de sa vie.
Les deux amis continuèrent de parler un bout de temps, puis Chace retourna au bureau et James rentra chez son nouveau chez-lui, chez ses parents.
Dès que James arrivit chez lui, il remarqua que ses parents étaient en pleine discussion et le ton avait commencé à monter. James les regarda surprit et toussa pour montrer sa présence. Ils se stoppèrent automatiquement et regardèrent leur fils avec un regard étrange. James sourit timidement et prit sa mère dans ses bras à sa plus grande surprise et lui murmura
« Tu m'as tant manqué, Maman ... »Elisabeth Waldorf ressera l'étreinte avec son fils et sourit à son mari qui regardait la scène avec jalousie et énervement.
Enfin James se détacha de sa mère et remarqua que son père avait quitté la pièce. On peut lire sur son visage une grande déception. Il essaya tant bien que mal de la cacher et il regagna ensuite sa chambre.
Une fois à l'intérieur il s'y enferma et envoya un message à son meilleur ami :
<< Désolé pour tout. Je peux venir vers trois heures chez toi ? >>
Un peu plus loin à San Francisco, Ethan entendit sont portable, il sourit à la jeuen femme en face de lui et se leva pour le regarder. En voyant l'expéditeur il éprouva un grand soulagement car hier ne le voyant pas arrievr il s'était inquièté et avait peu dormi. Il répondit à son meilleur ami disant qu'il l'attendait avec impatience. Il mit son portable dans sa poche et en déposant un tasse de café devant la jeune femme il lui déclara :
- Il vient à trois heures, alors si tu veux lui parler, ca sera le moment ...
Elle lui adressa un sourire en guise de remerciment et bu plusieurs gorgées de café.
*
Ryan - Ryan Gosling.
Mark Ames - Ryan Philip