.-- 21 Octobre 2008 .

.-- 21 Octobre 2008 .

Un petit garçon appelait une jeune fille avec insistance, visiblement ils se connaissaient, cette dernière lui sourit et tendit sa main vers lui. Il l'attrapa avec un sentiment de bonheur et main dans la main ils se dirigèrent vers une longue route. James ouvrit brutalement les yeux et le souflle alletant, et constata qu'il se trouvait dans l'avion. Il soupira longuement pour reprendre ses esprits et mit sa tête entre ses mains. Ce n'était pas la première fois, mais à chaque fois il n'en comprenait rien de ces flashs qui défilaient dans sa tête à une rapidité surprenante. Cela lui arrivait seulement quand il dormait mais pas toutes les nuits et de manière irrégulière. C'était en quelque sorte des rèves mais c'était toujours les deux mêmes enfants qu'il voyait et à chaque fois il semblait s'entendre à merveille. Mais pourquoi voyait il ses images ? La première fois, il n'en avait pas tenu compte mais ce qui l'avait surpris depuis le début c'est que il n'était pas le genre d'homme a se réveiller avec des souvenirs des ses rèves qu'il aurait pu faire durant la nuit. Cela avait commencé il y a deux semaines et il s'en souvenait à chaque fois et parfois même cela le réveillait et l'empêchait de se rendormir après. Ces deux dernières semaines, il avait enchaîné plusieurs nuits blanches et il aimerait bien que ces flash imcompréhensibles s'arrêtent. Il s'éveilla doucement puis regarda l'heure et remarqua que de toute manière l'avion n'allait pas tarder à atterrir alors cela ne servait à rien de dormir même si il le pouvait. Bien décidé, il se leva tout en prenant son téléphone et composa un numéro avant d'appeler cette personne qui répondit au bout de plusieurs sonneries.

- Je sais qu'il est tard, mais...

- J'ai un tuc important à te dire, James.

- Moi d'abord s'il te plaît, j'aimerais que tu...

<< Veuillez attachez vos ceintures et regagnez vos places
nous allons d'ici quelques minutes atterrir ... >>

- Je suis désolé Ethan, je te rappelle quand je sors de l'aéroport.

Il raccrocha sans laisser le temps à son meilleur ami de répondre. Il revint à sa place et réveilla doucement Chace qui dormait profondément.Il mit sa ceinture et regarda par la fênetra la descente de l'avion vers San Francisco, sa ville natale qu'il appréciait tant.


*


Un jeune homme d'une vingtaine années râla sur le téléphone avant de le reposer sur son combiné. Une infirmière installée derrière l'accueil le regarda avec étonnement et hésita à lui demander ce qui n'allait pas. Elle connaisait bien le docteur Focks, enfin légalement il n'était pas exactement médecin, il était interne mais comme dans quelques mois il aurait fini son internat avec normalement son diplome en poche, le personnel du Memorial San Francisco le considérait comme tel. On peut dire aussi qu'il était apprécié et envié par certaines jeunes infirmières ou autre interne comme lui.Décidement quand on dit que les medecins sont tous des seducteurs c'est vrai dans la plupart des cas. Comment un simple mot rajouté devant notre nom peut produire tant d'effet. Docteur. L'infirmière s'avanca doucement vers le jeune docteur et lui demanda timidement :

- Tout se passe bien ?

Ethan Focks regarda son interlocutrice et lui souria avant de répondre :

- Pas tout à fait, non. Mais ce n'est pas votre faute alors je n'ai pas le droit de m'énerver sur vous.

- Ne vous inquiètez pas j'ai l'habitude. Je peux savoir ce qui se passe ?

- Mon meilleur ami m'a raccroché au nez alors que je devais lui annoncer une mauvaise nouvelle, une très mauvaise nouvelle. Et le pire c'est que c'est son anniveraire aujourd'hui.

- Et c'est quoi ? le questionna t-elle avec une légère appréhension d'être trop curieuse.

- Regardez les infos, il ne parle que de cela.


Il lui adressa un dernière sourire avant de s'éloigner et d'aller en salle de garde pour essayer de se reposer un peu. Il s'allongea sur un lit mais à disposition des medecins de garde la nuit. Il repensa alors à James, c'était son meilleur ami depuis plus de dix ans, et aujourd'hui c'était son anniversaire et comme il était parti en voyage ils n'avaient pas pu faire comme chaque année et ce qui était devenu une sorte de tradition entre eux. Le soir de l'anniversaire d'un des deux hommes, ils réalisaient une liste de chose qu'ils devraient faire un an plus tard et accomplissaient les actions écrites sur celle de l'année précédente. Parfois ils leur étaient arrivé de faire des choses complètement dingue comme courrir le long d'une route sans vêtement ou mentir à leur parents en disant qu'ils ont mis une femme enceinte, on peut dire que les idées n'avaient pas manqué, les deux hommes étant assez créatifs. Ethan se surprit à se souvenir de leur enfance et comment ils étaient passé de l'adolescence au fait d'être adulte et de rentrer dans la vie active. L'un s'était dirigé vers la medecine l'autre vers la justice. Mais malgré les années et les différences de carrières ils ne s'étaient pas perdu de vue et étaient resté aussi ami qu'avant voire davantage. Sa montre affichait une heure et demi et il n'avait même pas pu lui dire joyeux anniversaire et demain tout ce qui pourrait lui dire c'est une mauvaise nouvelle. Il se leva brusquement du lit et sortit de la salle précipitamment. Après plusieurs minutes à arranger différent point, il sortit de l'hôpital et prit sa voiture en direction de l'aéroport. Un certain temps après il pénétra dans le hall principale de l'aéroport de San Francisco. Il n'eut pas longtemps à attendre avant de voir James et Chace déboulaient de la porte Est. Ethan essaya de sourire mais derrière son sourire il ne se voilait pas la face, en apprenant la nouvelle son meilleur ami ne réagirait pas calmement et d'ailleurs aucun d'entre nous réagirait normalement en apprenant une nouvelle pareille. James répondit par un grand sourire sincère à la présence d'Ethan. Il le prit dans ses bras et le serra fort, décidement son meilleur lui avait vraiment manqué. Chace et Ethan se connaisaient un peu et ils se saluèrent avant que James ne demande à Ethan :

- Tu n'avais pas une garde ce soir ?

Ethan regarda son ami, après tout il fallait bien lui dire un jour, autant que ce soit maintenant.

- James, dans l'avion tu ne m'as pas laissé le temps de te ...

Il s'arrêta quelques secondes avant d'ajouter sur un ton qu'il voulait enthousiame :

- ... De te souhaiter bon anniversaire.

Menteur, peut-être. Lâche, sûrement.




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Pas de rencontre désolé ...
J'ai eu des nouvelles idées concernant la rencontre
Alors je la reporte à quelques suites.
Mais l'attente ne peut qu'améliorer le résultat ?
J'espère que cette suite vous a plut.
J'attend toutes vos impressions :D
Ethan Focks as James Lafferty

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# Posté le samedi 29 novembre 2008 06:13

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 14:44

.-- 21 Octobre 2008 .

> Les souvenirs sont plus fidèles que les amis ou les amants :
ils reviennent nous voir quand notre âme grelotte toute seule.

Ferenc Mora.



Dans un sourire, Chace descendit de la voiture d'Ethan en saluant les deux hommes. Ethan attendit que Chace soit rentré dans son immeuble avant de redémarrer et de se diriger vers chez lui. Il fallait qu'il soit honnête envers James, de toute manière il l'apprendrait tôt ou tard.

- James, j'ai oublié de te dire un détail important.

- Tu as enfin décidé d'avoir une relation sérieuse ? demanda t-il pour la taquiner.

- Pas exactement, non.

Ethan marqua une courte pause avant d'ajouter :

- Comme tu n'étais pas sur San Francisco tu n'as pas pu entendre les nouvelles, il se trouve que de nouveau des actes de malfaisance ont touché la ville mais cette fois toi plus précisément.

- Comment cela ?

- Ta maison a été brulé. Cette nuit. Il ne reste plus rien.


*


Charley referma la porte de l'appartement qu'elle louait et posa ses affaires sur le canapé avant de se diriger vers la cuisine. Elle se tenait debout devant la table à manger. Subitement, elle frappa sur le bois de la table et s'éffondra sur le sol. Elle tapa plusieurs fois sur le sol tout en pleurant, puis sa main vint se placer sur son visage pour essuyer ses larmes. Elle n'avait servi à rien, le faite de venir ici avait eu aucun effet. Sa motivation avait rien empêché, elle s'était détourné de sa tâche et s'en voulait énormément.

Ce soir quelqu'un apprendrait que sa maison a été ruiné en cendre, sur soir cette personne apprendrait que toute sa vie est en partie en fumée, ce soir il apprendrait peut-être la mort d'êtres chers, ce soir il ressentirait cette douleur qu'elle a ressenti dix ans auparavant. Sa tête entre ses mains, elle revit les images du trame qui avait chamboulé sa vie, elle revit les flammes envahirent la totalité de sa maison et imagina les corps de ses parents qui dormaient et n'avaient pas pu échapper au désastre. Elle revit les infos qui avait annoncer cet incendie le lendemain du drame.

C'était un soir de février, Charley était en pleine crise d'adolescente et donnait du mal à ses parents pour la contrôler. Il lui arrivait la nuit de fuger pour aller retrouver ses copines à une soirée arrosée à la drogue et à l'alcool ainsi qu'aux nuits prolongées avec des inconnus totalement ivres. Le mois précédent, ses parents s'étaient aperçus du réel comportement de leur fille et l'avait privé de sortie. Au début de la punition, elle préférait ne pas désobéir, mais en ce 8 février, elle reçu un message de sa meilleure amie lui annoncant qu'elle ne pouvait pas raté cette soirée sans que sa réputation n'en soit tachée. Au début elle refusa voulant regagner la confiance de ses parents puis céda, sans le savoir cette désicion changea le cours de sa vie. Elle attendit comme elle l'avait fait des centaines de fois que ses parents s'endorment. Ne pouvant plus sortir par la porte d'entrée car ces derniers avaient pris des précautions, elle descendit par le fenêtre et se faufila vers le portail. Avant de quitter la petite allée, elle regarda sa maison en prononçant un léger << Désolé ... >>. Ce simple “désolé” prenait plus d'importance avec le recul, car sur le moment elle s'escusait d'avoir désobéit mais maintenant elle s'excusait d'être encore en vie et pas eux. Le lendemain en se réveillant, elle reçue la visite du Lieutenant Mitchel qui lui annonca qu'un incendie s'était déclaré au 27ème Alemany Avenue, ayant un peu la gueule de bois, elle ne réalisa pas tout de suite qu'il s'agissait de sa maison. Et que par un plus grand des hasards elle ne s'y trouvait pas comme cela aurait du se passer. Mais on sait tous que le conditionnel est un fait soumis à une condition, une information non confirmée, la possibilité de la réalisation d'un fait. Que c'était-il passait ce jour là, pour qu'elle déroge à la règle et que cela lui sauve la vie. Succession de hasard, destin ? En tout cas depuis, sa vision des choses a changé à ce sujet qui reste sans réponse.

L'enquête concernant les causes de l'incendie restèrent inexpliqués et on classa le dossier comme “accident” pourtant cela ne suffisait pas à mettre une raison sur pourquoi il s'était déclaré spécialement cette nuit, ce soir où elle était sortie en douce au lieu de dormir elle aussi. Pourquoi était une de ses questions qui était resté sans réponse. Elle pourrait comprendre mieux que n'importe qui ce que ressentait la personne victime d'un incendie et dont sa vie part en fumée en l'espace de quelques heures. Mais comme je vous l'ai dit le conditionnel est un fait soumis à une condition, et cette condition ne veut pas toujours apparaître ou au contraire disparaître.


*


James claqua la porte de la voiture violemment et se mit à marcher énergiquement sans but et sans destination vers où aller. Ethan venait de le déposer le suivit le long de la route, il ne pouvait pas le laisser là au beau milieu de la route surtout dans un moment où on a tant besoin d'aide. James lui avait hurler de s'arrêtait quand il avait réalisé la nouvelle. James remarqua que son ami roulait au pas derrière lui, alors toujours énervé il bifurqua vers une petite allée où ne pouvait pas aller les véhicules.

Ethan désespéré, s'arrêta et le regarda partir vers je ne sais où. Peut-être qu'il avait besoin d'être seul pour digérer la nouvelle, mais il avait peur que celui-ci fasse quelque chose qu'il regretterait après. Son meilleur ami avait toujours été raisonnable et plutôt calme, son comportement le surpris connaissant sa manière d'être mais il comprenait sa réaction. Il redémarra et sa voiture fila droit vers chez lui. De toute manière quand James se sentirait mieux il reviendrait naturellement vers la maison de son meilleur ami.

James marchait toujours aussi vite et déterminé, des milliers de questions et de pensées jahissaient dans son esprit et l'empêchait d'avoir les idées claires. Il se dirigea alors vers sa maison, enfin plutôt ce qui en restait. Il y arrivit une bonne vingtaine de minutes plus tard, entre temps il s'était un peu calmé. Il découvrit les cendres de sa demeure, des équipes de pompiers étaient sur les lieux. Il ne s'en préocupa pas et marcha devant les cendres de sa maison, il s'avança et enjamba les poutres calcinés et autres débris de la maison. C'est tout de qu'il en rester ou presque. Il s'agenouillit et ramassa une sacoche en cuir qui était pas trop en mauvais état. Il passa sa main et frotta dessus jusqu'a qu'apparaisse plusieurs lettres formant un mot :
<< Waldorf >> Cette sacoche lui avait été offerte par son père tandis qu'il finissait ses études de
droit. Cet objet lui tenait vraiment à coeur car il avait une valeur symbolique. Un jeune pompier s'approcha de lui et le sortit de ses pensées.

- Je suis désolé mais vous n'avez pas le droit d'être là Messieur.

- C'est ma maison dit-il un peu fort et agressivement. Enfin du moins ça l'était rajouta t-il tristement.

Le jeune homme baissa la tête et s'éloigna le regard triste envers James. Décidement, certains ont vraiment pas de chance. Mais de quoi dépend la chance ? James se releva doucement et péniblement. Il resta debout à contempler les désastres plusieurs minutes avant de quitter les lieux en regardant les autres s'occuper des cendres, des poussières de ce qui avait été sa vie. Il ne restait plus rien de cette demeure à part peut-être des souvenirs. Mais le problème avec les souvenirs, c'est qu'ils ne sont pas matériels, ils existent juste dans notre tête.


*

# Posté le samedi 03 janvier 2009 12:04

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 14:43

.-- 22 Octobre 2008 .

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Cela faisait plus d'une heure que Charley était rentré de sa sortie nocturne et elle était à présent allonger dans son lit, son regard dirigé vers le plafond et la tête remplie de souvenirs qui l'avait hanté durant des années. Depuis le temps elle arrivait à y repenser sans pleurer, mais toujours avec une pointe au coeur qui s'était atténué avec le temps. Soudain son téléphone sonna. Surprise de recevoir un appel à cette heure ci elle regarda l'écran et le nom de Ray s'affichait. Elle sourit instinctivement rien qu'en repensant à lui. Elle décrocha avec un sentiment de bonheur, sentiment qui l'avait quitté depuis qu'elle était arrivé à San Francisco.

- Alors comme cela on quitte la ville s'en même m'en parler ?


- Je suis désolé Ray, je compter te téléphoner mais le temps m'en a empêché. Dois-je te rappeller qu'il est quand même, elle regarda brièvement sa montre et ajouta, trois heures du matin.


- Ta disparition soudaine ne serait pas un drôle de manière de rompre ?


- Non lança t-elle. Je peux te jurer que tu es la seule personne qui me ferait du bien dans un moment pareil. Je n'ai pas pu te prévenir de mon départ car je ne l'avais moi même pas prévu.

- Qu'est ce qui se passe ma puce ? finit-il par demander

- C'est trop compliqué mais je te promet de tout te dire une fois revenu à Sacramento.


- Tu reviens quand ? Tu me manques déja... se lamanta Ray d'une voix grincheuse.


- Je ne sais pas. J'ai des choses à faire et tant que je ne l'ai aurais pas fait je ne pourrais pas rentrer.


- D'accord marmonna t-il. Je serais là à t'attendre et rappèle toi que je t'aime plus que tout.

- Je ne sais pas comment tu fais mais tu trouves toujours les mots pour me remonter le moral même quand tout ne va pas. Je suis vraiment désolé d'être parti comme cela.


- Je te fais confiance de toute manière mais je me suis drôlement inquièté pour toi aujourd'hui.


- J'imagine mais merci. Je t'aime et tu me manques beaucoup aussi.


- On se voit à ton retour, mais si tu as besoin de quoi que se soit n'hésite pas à m'appeler.


- Rien que de t'entendre ca m'aide.


- Tu es sure de ne pas vouloir me parler de ce qui se passe ?


- De vive voix se sera mieux.


- C'est possible, mais tu ne sais même pas pour combien de temps tu es partie.


- Je sais et je suis désolé. Je vais devoir te laisser. Bonne nuit chéri.


- Dors bien. Je t'aime.


Elle raccrocha et regarda son téléphone tandis qu'une larme perla au coin de son oeil. Elle l'essuya vivement ne voulant pas pleurer de nouveau, ne voulant pas montrer sa faiblesse de nouveau. Elle avait assez pleuré il était tant qu'elle se montre forte. Elle avait grandit et muri pourtant une partie d'elle avait besoin d'exprimer sa peine et cela pouvait se faire qu'en pleurant. Mais en faisant cela, elle avait l'impression d'être une nul, une moins que rien. Elle avait déjà décu ses parents quand ils étaient vivants et si il y avait la moindre possibilité pour qu'ils la voient de là haut elle ne voulait pas refaire la même erreur.


*


James arrivit devant une énorme bâtisse. Il regarda lentement le bâtiment de long en bas avant de pénétrer à l'intérieur. Il se trouvait dans le hall d'entré et en face de lui deux escaliers en marbre les deux pour accèder au second étage mais pour aller dans deux parties différentes de la maison. A droite ce trouvait l'escalier menant au bureau, séjour et autre pièce administrative et à gauche, les pièces plus personnels : les chambres et salle de bains ainsi qu'une salle de jeux. James emprunta l'escalier de gauche et passa doucement sa main sur la ramparde en bois vernis avant d'atteindre un long. Il se dirigea vers son ancienne chambre situé au fond à droit et passa devant celle de ses parents, enfin du moins ca l'été quand il est partit. Il esquissa un léger sourire en repensant à eux. C'est vrai que ces derniers mois il leur avait donné peu de nouvelle et les avait tenu à l'écart du progrès de sa carrière. En y repensant il s'en voulait énormément d'avoir oublié en quelque sorte ses parents, son origine. Quand il été enfant, il avait eu de nombreuses réflections sur le faite d'être issue d'une famille riche qu'il ne possèdait pas les mêmes chances que les autres. C'est vrai, ses chances de s'en sortir dans la vie était supérieur à pleins d'autres personnes, comme celles qui vivent dans des bidonvilles an Afrique. Mais ce n'est pas lui qui a décidé de son sort et de ses chances dans la vie, il est né d'une famille riche. Et aussi étrange que cela puisse paraître c'est plus dure de se faire accepté en tant qu'enfant issue d'une famille riche que d'une famille pauvre. Car quand on vient d'en bas il est plus honorable d'arriver en haut que si l'on est déja en haut de l'échelle. Alors quand il est entré à l'université de Brown il a obtenu une bourse étudiante et durant toute ses études n'a jamais reçu ou demandé de l'argent à ses parents, de manière à prouver au autres et à lui même que l'argent ne l'a pas aidé à arriver au
sommet et à cré un cabinet d'avocat maintenant réputé dans tout le département et avec ce récent regroupement il sera bientôt célèbre dans tout les Etats Unis. Déja à l'université et avec cet idée de ne pas profiter de l'argent à sa disposition l'avait éloigné doucement de ses parents. Le temps avait suivi son cours et il avait grandi et muri et surtout il était devenu adulte. Ses relations amoureuses sérieuses n'avaient jamais eu la possibilité de rencontrer ses parents et il en parlait que très rarement. Il était né avec une cuillère en or dans la bouche et il ne l'acceptait pas. C'est vrai pourquoi avait eu t-il cette chance et pourquoi n'était il pas né dans un bidonville en Afrique. Définitivement la vie est bien injuste mais quand elle ne l'est pas avec nous on ne s'en rend pas toujours compte, notre vie nous paraît naturelle, normale pourtant d'autre en vivent des biens plus affreuses mais ils possèdent quelque chose que les autres n'ont pas : une réalité de la vie.
Il entra dans sa chambre et rigola en découvra dans quelle état il l'avait laissé. Ses parents n'avaient touché à rien. Il s'allongea sur son lit et admira chaque poster de stars ou joueurs de sport qu'il aimait tant il y a encore quelques années. Il prit son téléphone portable et fit défiler dans son répertoire ses contacts et s'arrêta sur le nom << Ethan >>. Il soupira déçu de son comportement à l'égard de son meilleur ami, celui-ci devait l'attendre chez lui mais James n'était pas prêt à lui parler et à s'excusait et il était encore trop énervé et chamboulé de sa journée. Ce qui est bien avec la chance c'est qu'elle tourne. Il est peut-être né avec une cuillère en or dans la bouche mais ce soir sa maison à pris feu sans la moindre explication. Il y a donc un peu de justice dans ce bas monde mais elle n'est toujours pas égal et le sera probablement jamais. Mais que pouvons nous y faire ? Rien à part le subir sans craquer.


*


Lily frappa plusieurs fois à la porte avant que Nate lui ouvrit les cheveux ébouriffés et la mine fatigué.

- Que me vaut l'honneur de ta visite à trois heures du mat' ?


- Je vois que tu es de bonne humeur dès le matin.

- Je t'en pris entre.


Elle ne se fit pas prier et entra chez son meilleur ami.

- C'est pas que ta visite me dérange mais pourquoi tu es là ?


- J'avais besoin de toi. J'ai besoin de ta présence. Je ne voulais pas rentrer chez moi pour me retrouver seule dans cette grande maison alors je suis atterrie chez toi.


Elle attendit une réponse puis se leva et déclara.

- J'aurais pas du venir je suis désolé.


- A ce qui parait je ronfle mais si ca ne te dérange pas mon lit est tout à toi, répondit–il enfin avec un sourire plein de tendresse.


Elle lui répondit son sourire timidement. Elle ne comprenait toujours pas comment il pouvait être toujours là malgré les années et son changement de comportement. Il ne l'avait jamais abandonné mais malgré cela, elle appréhendait qu'un jour il le fasse et que cela l'annéantisse totalement. Pour l'instant il ne l'avait jamais décu alors qu'elle oui. Il était parfait alors pourquoi perdait-il son temps avec quelqu'un comme elle. Décidément encore une question qui resterait sans réponse. Elle ne le méritait pas et le savait très bien. Pourtant elle avait besoin de lui comme les plantes ont besoin de soleil. Il était son soleil, sans lui elle sombrerait dans l'obscurité et ne se relèverait probablement jamais.


*



Ray Brent - Ed Westick

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# Posté le samedi 03 janvier 2009 12:05

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 14:43

.-- 22 Octobre 2008 .

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Il était à peine huit heures du matin à San Francisco, quand James commença à ouvrir les yeux. Il regarda la cause de son réveil à peine cinq heures après s'être couché et remarqua qu'il avait neuf appels en absence. Il soupira, tous provenait de Chace et d'Ethan. Il se rallongea en poussant un grognement, pourquoi sa soirée n'avait pas été un simple cauchemar. Sa porte s'ouvrit et laissa apparaître sa mère avec un petit sourire.

- Je me disais bien qu'un cambrioleur ne pouvait pas dormir dans le lit de mon fils.

- Bonjour à toi aussi Maman, s'exclama James en mettant son oreiller sur la tête. Ca te dérange si reprend cette conversation quand quelques heures quand j'aurais récupéré mon sommeil.


- Hors de question, tu avais qu'à te coucher plus tôt, déclara t-elle en lui tirant sa couette en rigolant doucement. Ca me rappèle quand tu étais adolescent ajouta t-elle à l'intention du moment du réveil.


- Oui, sauf que j'ai plus quinze ans !


- Debout, je vais préparer des pancakes.


- Pas besoin Mam' je déjeunerai au boulot.


- En parlant de cela comment çà se passe ?


James sortit de son lit, les cernes sous les yeux et un regard noir adressé à sa mère.

- As tu vu les infos d'hier ?

- Non.

- Tu verrais que ton fils fait la une.


- Magnifique se réjouit elle en embrassant James. Je suis si fier de toi.


- Cà pas été mon cas quand j'ai découvert que ma maison avait été brulé.

- Brulé s'étonna t-elle. Mais ... comment et par qui ?


- Je l'ignore. Si tu veux bien j'aimerais bien aller bosser.


- Ne t'inquiètes pas mon chéri, tu pourras loger chez nous en attendant qu'on la reconstruise.


- Je me débrouillerai tout seul comme j'ai très bien sur faire jusque là !!


Sur ces derniers mots il quitta la chambre et sortit de la maison sans parler avec son père. On peut dire qu'il ne s'attendait pas à la même réaction que sa mère quant à son retour chez eux. Son père avait pris très mal la changement d'attitude de son fils à propos de l'argent. James s'assit sur un banc une fois à l'extérieur. Il n'avait pas la tête à aller travailler aujourd'hui et à aller voir des gens. Il préférait être seul et réflechir de nouveau à tous les événements qui s'était produit la veille. Il se leva et passa devant un bâtiment qui était devenu invisible pour lui, mais qui attira son attention aujourd'hui. Il y entra d'un pas déterminé, c'était peut-être un moyen d'évacuer les événements récents. En tout cas il voulait bien essayer.


*


A quelques kilomètres de là, une belle jeune femme brune ouvrit les yeux et découvrit un jeune homme endromit à côté d'elle. Celui-ci éméttait quelques petits bruits, c'était à la fois un sifflement et un ronflement. En tout elle se mit à rire et le regarda dormir plusieurs secondes avant de se lever. Le jeune homme se réveilla doucement et la vit quitter la pièce.

- Hey, où tu vas ?


- Il faut que j'aille au boulot, notre cabinet risque d'être racheté par un autre plus important alors il faut que je sauve l'affaire.


- On pourrais croire que tu t'en vas à cause de la nuit fabuleuse qu'on a passé.


- On a juste dormit, idiot. Et puis c'est vrai que tu ronfles Nate !


- Charmant de me le rappeller. En tout cas on devrait faire cela plus souvent. J'ai adoré me réveiller en sentant ta présence.


- Je ne sais pas si je supporterai tes ronflements longtemps, mais c'est vrai que ta présence m'a fait du bien.


- Bonne chance au boulot.


- A toi aussi !


Elle s'avanca vers lui et l'embrassa sur la joue avec un sourire affectueux. Il la regarda quitter la pièce avant de se rallongeait dans son lit.
Quelle phénomène ce bout de femme !

Lilian arrivit une dizaine de minutes plus tard à son travail. Elle franchit le hall du bâtiment la tête haute, d'une démarche gracieuse et le regard méprisant envers les autres. Une fois dehors elle changait de comportement, elle redevenait une personne détestable et froide.


*


James inspira profondément. On lui avait proposé de faire un premier essai avant de s'inscrire. Il était face à un homme, celui-ci s'était présenté sous le nom de Ryan Prynne. Si jamais il acceptait se serait lui qui s'occuperait de James. Ses mains étaient entourés de bandages pour ne pas qu'il se blesse les mains. Il n'en avait jamais fait, mais il avait toujours voulu essayer. Bien sur il s'était déja battu mais on ne pouvait pas appeller cela de la boxe, c'était juste quelques coups par ci par là. Ryan tenait un potching-ball et si cela fonctionner, il avait proposer à James d'essayer un petit combat « Juste pour voir ... » avait-il dit. Il commenca à frapper et ses mouvements s'enchainèrent et le regard de James avait changé. On pouvait y lire une rage, une volonté, en même temps de la peur. Il se défoulait sur le pauvre sac que tenait fermement Ryan. Surpris, son nouvel élève lui semblait bon, enfin il avait quelque chose d'essentiel pour la boxe, une envie de vaincre et une rage inderterminable et une volonté de réussir. Il voulait apprendre la boxe, très bien mais quand Ryan signa le formulaire d'inscription il lui semblait que cet élève ne serait pas comme les autres, il avait quelque chose de différents des autres gamins qui s'étaient présenté à lui, quoi exactement il ne le savait pas, mais il comptait bien le découvrir. James demanda à commencer les cours dès maintenant, les deux hommes se mirent donc en place sur le ring et James effectua plusieurs exercices que lui demandait son entraîneur. Au bout de deux heures ses poignets étaient endoloris et il était fatigué et avait soif, mais il en voulait pas arrêté. Pas encore du moins. Sa rage n'était pas passé et il avait trop de chose à évacué pour arrêté maintenant. Il avait trouvé dans ce sport un plaisir ainsi qu'un remède.


*


Charley arrivit devant le poste de police et entra sur d'elle. Elle attendit plusieurs minutes avant qu'on ne s'occupe d'elle. Elle se fit passer pour une policière de Sacramento et demanda à un des
policiers de bien vouloir lui montrer les dossiers concernant l'affaire sur les actes de malfaisance qui se passaient la nuit. Etant prudent, on lui pria de bien vouloir donné son nom pour qu'il vérifie ses dires. Elle énnonca alors le nom de la policière avec qui elle avait eu à faire lors de l'incendie de sa maison. Il entra dans son ordinateur le nom et constata que c'était vrai par chance aucun photo n'était accompagné du dossier sur la jeune policière et rien en pouvait que Charley mentait sur son identité. Le jeune homme lui demanda de bien vouloir consulter le dossier dans le commisariat car l'affaire étant en cours, personne extérieur à l'affaire ne pouvait l'emporté chez soi.

Elle s'installa sur une chaise et commenca à lire. Pour la plupart elle savait déja tous, les lieux les victimes, les actes commis mais un détail n'avait pas été mentionner, il n'y avait qu'un coupable. Ce n'était pas un groupe ou un gang qui agissait, non c'était seulement une personne. Ce petit détail l'encouragea un peu plus dans sa tâche, étant seul elle avait plus de chance pour l'arrêter ou aider la police à le coincer. Elle sourit et referma le dossier. Rien n'avait pu être établie sur la coupable, ni portrait robot, ni empreinte, ni ADN aucun trace de lui et de son passage sur les lieux. Ce qui apportait une difficulté supplémentaire. Mais le détail que n'avait pas envisagé la police et même Charley était que le coupable pouvait être une femme.

Elle quitta la pièce en remerciant l'agent qui s'était occupé d'elle. Avant de partir, elle demanda à ce qu'on la previenne de l'évolution de l'affaire et donna ses coordonnées au jeune agent Stevens. Elle quitta la commisariat avec un petit espoir concernant cette affaire. Ce soir elle n'avait plus qu'a être oppérationnel. En attendant elle avait toute la journée pour profiter de la ville et de son retour. Elle passa devant un magasin de nouvelle technologie et en vitrine se trouvait un écran plasma qui redifusait les informations d'hier. Elle vit alors les images de l'incendie et de nouveau une pointe au coeur ressurgit.

Aujourd'hui aussi elle irait prendre des nouvelles du propriétaire. C'était sûrement le mieux qu'elle pouvait faire connaissant sa peine. Après tout, peut-être que si quelqu'un était allait la voir il y a dix ans et l'avait aidé conaissant ce qu'elle ressentait elle n'aurait pas sombré comme cela. Mais d'une certaine manière elle n'aurait pas pu connaitre Ray ainsi qu'Emily sa meilleure amie. Ray et Emily formait les deux personnes les plus importantes pour elle depuis l'accident. Comme quoi notre vie est une succession d'évenements, certains disent qu'ils sont provoqués par le hasard et dépendent de nos choix et actes; d'autres disent qu'ils sont déja écrit quelque part et que c'est irrévocable et parlent alors de destin.


*


# Posté le samedi 03 janvier 2009 12:06

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 14:43

.-- 22 Octobre 2008 .

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La porte s'ouvrit dans un fracas et toutes les personnes présentes dans la salle se retournèrent pour voir qui venait d'entrer interrompant ainsi la réunion. Lilian marchait toujours de la même démarche élégante et adressa un regard meurtrier au vice président de la société, Mark Ames.
Elle s'approcha de lui et des autres personnes qui était en sa compagnie et déclara froidement et en serrant la mâchoire pour ne pas s'énerver.

- Désolé de mon retard. Quelqu'un a oublié de me prévenir de la réunion.


Lorsqu'elle avait prononcé le mot « quelqu'un » elle avait jeté un regard noir vers Mark.

- Ce n'est rien. On n'avait pas vraiment commencé
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- Je ne sais pas ce que vous a dit Mr Ames, mais je ne suis pas d'accord sur le but de cette réunion.

Un des homme intervint enfin et s'adressa à Lilian.

- Je me présente, Chace McAdams président du cabinet « McAdams & Waldorf ».


- Ravi de vous rencontrer, dit elle faussement hypocrite.


- Mais votre cabinet possède deux président, où est donc Mr Waldorf, demanda Ames de manière à destabiliser Chace.


- Il a eu un empêchement de dernière minute et vous prie de l'excuser pour son absence. Il va essayer d'arriver avant la fin de la réunion.


- Soit, répondit Lilian. Pouvons-nous passer au sujet principal de cet entretien ?

- Nous vous attendons ma chère, remarqua Chace en essayant de cacher une légère angoisse dû à l'absence de James.


Il avait essayer de l'appeller plusieurs fois pour l'informer de la réunion mais n'ayant pas décrocher, Chace avait du y aller seul pour affronter ses principaux concurrents.
Ils s'assirent autour de la table chacun ayant devant lui, des feuilles et un verre d'eau.
Autour de cette table était réunit les deux principaux cabinets privés de juridction de San Francisco. Leurs dirigeants avaient toujours essayé d'être meilleur que l'autre et ils étaient en perpétuel compétition. Mais le regroupement qui avait eu lieu à New York allait peut-être donné un avantage à « McAdams & Waldorf ».
Lilian savait les intentions du cabinet adverce et comptait bien faire tout pour l'empêcher car sinon cela reviendrait à donner sa démission. Et contrairement aux apparences ce travail lui plaisait.

Plusieurs minutes après, Chace prit la parole.

- J'aimerais, au consentement de tout le monde bien sur, réunir nos deux cabinets en un seul. Je pense que cà serait le mieux que l'on puisse faire pour San Francisco et pour nous même. Bien sur chacun gardera son poste et son statut.


Il allait continuait à parler quand Lilian intervient sans même demander la parole.

- Et le nom de ce nouveau cabinet serait « McAdams & Waldorf » ?


- Non, pas forcément, puisque c'est un regroupement, on regroupera aussi nos noms.


- Mais il y aura combien de directeurs ? Quatre ?


- Je n'ai pas encore réflechit à la question Mlle Swan.


- Moi oui. Je suppose que si l'on accepte ce regroupement on devra aussi accepter celui que votre cabinets a fait avec New York et autres grandes villes d'Amérique.


- Naturellement.


- Mais ne nous voilons pas la face, nos deux cabinets on des méthodes différents, des manières de travailler opposées, et puis dans tout les regroupements subsiste toujours les deux cabinets et il y en aura toujours l'un plus important que l'autre.


- Je pense que si chacun fait des efforts, ce pourra être bénéfique pour tout le monde.


Mark qui était resté en retrait durant toute cet échange se leva enfin et intervint.

- Personnelement je suis favorable à ce projet. J'en ai parlé avec plusieurs de mes employés et ils sont du même avis que moi. Bien sur il y aura quelques détails à régler mais comme vous le dites des efforts seront attendus de la part de tout le monde.


- Je suis ravi pour vous Mr Ames, mais je refuse ce projet.


- Vous savez Lilian vous n'êtes que la vice présidente - même si vous vous êtes toujours porté à croire que c'était vous la directrice - mais si la totalité du cabinet est d'accord exepté vous le projet sera accepté et vous licenciée. Après tout quatres directeurs c'est peut-être un peu beaucoup.


Il lui adressa un sourire hypocrite qu'elle savait si bien lui faire et se rassit et en priant Chace de bien vouloir continuer.
Lilian se réinstalla sur sa siège, résignée mais elle n'avait pas encore dit son dernier mot.


*


James quitta le ring et s'assit sur un banc situé devant l'accueil du club de boxe. Il commenca à boire quand Ryan s'installa à côté de lui et lui tendit une serviette imbibée d'eau. James le regarda incrédule.

- C'est pour tes blessures expliqua Ryan.

James la prit et commenca à l'appliquer sur son visage.

- C'est une règle, après chaque entraînement on se nettoie les plaies et on met du désinfectant s'il faut.


James ne répondit rien et son regard était plongé dans le vide.

- Je peux te poser une question demanda Ryan.


James regarda enfin son interlocuteur et ocha lentement la tête répondant ainsi à sa question.

- Pourquoi commencer la boxe maintenant ? Y at'il un événement qui a déclenché ce choix pour la boxe ?


- Je préfère ne pas en parler maintenant.


- Comme tu veux, mais saches que la boxe n'est pas seulement un sport d'attaque et de défense. Car pour gagner dans un vrai combat il faut savoir analyser son rage et rancoeur pour la mettre à profit de la victoire. Cette rage, cette rancoeur, c'est à la fois une force et une faiblesse. Et si tu n'arrives pas à en parler et à comprendre d'où elle vient, elle va se transformer en faiblesse pour toi et pour la qualité dans la boxe. Et mais je suis là pour t'apprendre à la transformer en force. Dans des moments difficiles il ne faut savoir trouver quelque chose pour nous aider. Parfois cela peut être des personnes, une nouvelle activité, pour moi çà a été la boxe. Maintenant c'est à toi de trouver ce que c'est.


James adressa un sourire sincère à Ryan en guise de merci, avant de boire plusieurs gorgées d'eau.


James remercia un dernière fois son entraîneur et quitta la salle de boxe. Il n'avait peut-être pas encore découvert le quelque chose qui l'aiderait mais rien que la boxe l'aidait déja beaucoup. Demain il avait rendez vous avec Ryan pour un nouvel entraînement. Déja il commencait à l'apprécier heureusement car s'ils devaient travailler ensemble longtemps se serait mieux qu'ils s'entendent. Il ralluma son portable et découvrit un message de Chace. Il allait l'effacer quand il remarqua le mot « IMPORTANT ».

Il le lit avec un sentiment de déception. Chace avait besoin de lui concernant le cabient mais James n'était pas encore prêt à lui parler ainsi qu'à Ethan. Il avait toujours été là dans les moments difficiles de ses deux amis, mais il ne les laissait pas être là pour lui. Tant pis pour cette réunion il n'irait pas, il se sentait encore trop mal vis à vis de plusieurs choses pour être en état de gagner une victoire contre leur principal rival. Il s'installa à une table dans un petit café et commanda un cappucino avec du lait.

Il y avait plusieurs personnes présentes dans le café. Un jeune couple se bécotait à quelques tables de lui et en les voyant ainsi il repensa à Elena, son ex copine avec qui il avait eu une rupture assez explosive. Il n'éprouvait plus aucun sentiments à son égard, c'est juste que pendant longtemps elle avait tenu une place importante dans sa vie et que d'un seul coup, le faite qu'elle soit plus là l'avait un peu déboussolé.

Ensuite avait eu lieu le voyage à New York et il avait pensé que changer d'air lui ferait aller mieux et oublier cette place vide mais en rentrant il avait découvert une nouvelle place vide, sa maison était partie en fumée.

En quelques semaines, il était descendu bien bas.
Une serveuse lui apporta sa commande quelques instants après. Il commenca à le boire quand une belle jeune femme brune entra dans la café et s'avança vers sa table. Elle attendit debout qu'il lui porte un regard. James n'étant pas décidé à parler à personne ne lui adressa aucune attention.
Voyant sa réaction, elle lui demanda enfin :

- Puis-je m'asseoir avec vous ?


- Il y a d'autres tables libres répondit il méchamment.


Ce n'est pas gagné, pensa t'elle.

Elle s'assit quand même sur la chaise en face de lui. Pour montrer son agacement il prit le journal posé près du menu et le plaça devant ses yeux et devant la jeune femme.
Que pouvait elle bien lui dire alors qu'il n'était vraiment pas disposé à lui parler.

- Je sais ce qui s'est passé hier, dit elle simplement.


- Tant mieux pour vous soupira t-il toutjours sans porter attention à cette jeune femme.


Il posa enfin le journal et bu de nouveau plusieurs gorgées de son cappucino.
A la plus grande surprise de la jeune femme, James déposa quelques billets sur la table et se leva sans même dire lui au revoir.

- Je sais ce que vous ressentez car je l'ai moi même vécu ,finit elle par dire alors qu'il allait quitter le café.

Enfin il se retourna vers elle et lui adressa son premier regard. Il la trouva rapidement d'une extrême beauté. Tandis qu'il continuait de l'observer et de détailler chacun de ses traits il s'avança vers elle et se réinstalla en face d'elle.
Un sourire ravi apparu alors sur le visage de la belle brune. Elle lui tendit sa main et se présenta.

- Charley Wayne.


- James Waldorf renchérit il en serrant sa main.


Je sais, se dit Charley à elle même tandis qu'elle continuait de le regarder et détailler son regard d'un bleu perturbant.

- Pourquoi êtes vous là ?


- Pour boire un café et vous parler.


- Comment me connaissez vous ?


- Les infos d'hier.


- Mais comment saviez vous que je serais ici ?


Elle fit mine de réflechir puis déclara simplement :

- Coup de chance.


- Croyez vous à la chance demanda t-il changeant ainsi de sujet.


- Pour répondre à cette question, il faudrait déja savoir ce qu'est la chance, pour vous c'est quoi ?


- Je n'y avais jamais vraiment réflechit.


Pendant quelques secondes aucun des deux n'osaient parler.

- Je sais pour votre maison et j'en suis vraiment désolé.


- Etre désolé ne changera rien.

- Je sais et je répondais comme vous quand on me disais cela, enfin c'était il y a quelques années. Est ce que quelqu'un était dans cette maison lorsqu'elle a brulé demanda t'elle en baissant les yeux.


Soudain, James réalisa enfin le point positif dans tout cela, personne n'était présent au moment de l'incendie, personne n'y avait perdu la vie ou en avait tiré des sequels à vie.

- Vous étiez dans la maison quand ...


Il préfèra ne pas terminer sa phrase et appréhenda la réaction de la jeune femme.

- Non, mais mes parents oui.


James se figea. Comment osait il se plaindre alors que cela était arriver à d'autre et que lui avait juste perdu sa maison. Doucement il posa sa main sur celle de Charley et lui adressa un sourire triste.

- Je ne dirais pas que je suis désolé, car çà ne changera rien.


- Sur ce point là on est d'accord.


- Pourquoi êtes vous venu me voir ? Vous ne me connaissez pas et je ne me suis pas montrer très poli au début.

- Je voulais juste que vous compreniez que contrairement à moi personne ne m'a aidé, alors ne rejettez pas l'aide de ceux qui vous aime. Ils ne vous comprennent peut-être pas mais ils veulent être la pour vous et pour vous soutenir.


- Je veux juste savoir pourquoi, pouquoi ma maison et pas celle d'à côté. Pourquoi s'est arrivé à moi, pourquoi les coupables s'en sont pris à moi et pas à quelqu'un d'autre. Pourquoi tout simplement ...

- Soyez heureux, vous avez un responsable ! Croyez moi c'est plus dure quand la cause en est « accidentelle » et quand on ne sait pas à qui on doit s'en prendre pour nous avoir fait cela.


Encore une fois, il se sentit stupide vis à vis d'elle. Sa peine n'était en rien comparable à la sienne Lui avait juste perdu une maison et des biens, elle avait perdu sa vie, ses parents, un domicile et une plus grande impossibilité à répondre aux « Pourquoi ? »

- C'était quand ?


- Le huit février 1998.


- Hier c'était mon anniversaire, simpa la cadeau ironisa t-il.


- Il n'y a qu'un seul coupable.


- Hein ?

Elle ne savait pas si elle pouvait lui révèler ce qu'elle savait sur l'enquête mais elle pensait pouvoir avoir confince en lui, après tout il avait vécu le même drame qu'elle. Même si il avait échapper à la case enterrement et deuil.

- J'ai fait des recherches sur cette affaire et il n'y a qu'un seul coupable mais la police ne sait rien de plus.


- Comment avez vous pu voir les dossiers de la police ?

- Je me suis faite passé pour une policière de Sacramento avoua t'elle avec un petit sourire.


- Sacramento ?


- Après l'incendie, j'ai quitté la ville ne pouvant plus rester à San Francisco et je me suis installé à Sacramento.

Il eut un bref silence, puis James reprit la parole.

- Je n'arrive pas à parler à mes deux meilleurs amis. Je fais un blocage.

- Il faut que vous trouvez quelque chose pour vous aider. Ca peut être n'importe quoi, pour moi çà a été une personne.


James sourit en repensant au paroles de Ryan qui lui avait dit quasiment la même chose.

- Comment s'appèle t-il ?


- Je n'ai jamais dit que c'était « lui » remarqua t'elle.


- Vu comment vous en parlez vous en êtes amoureuse alors j'ai supposé que...

- Ray, Ray Brent.

- En tout cas il a de la chance.


- Je pense plutôt que c'est le contraire mais merci.


- J'ai commencé la boxe dit il simplement.


- Je m'en doutais lui répondit elle en désignant son visage et ses mains.


- Je suis si amoché que cela ?


- Non, bien sur ria t'elle.


Il la regarda rigoler et se joignit à elle. Il ne la connaissait que depuis peu mais sa présence lui faisait beaucoup de bien. Et surtout il venait de réaliser qu'il ne devait pas trop prendre à coeur l'incendie sachant que d'autre l'avait vécu et en bien pire.

- Je crois que je vais y aller déclara t'elle en se levant de sa chaise.


- J'aimerais vous revoir.


Elle le regarda longuement puis sourit et lui écrit son numéro sur sa main.

- Appelez moi si vous en avez besoin.


- Je ne sais pas comment vous remercier.


- Promettez moi d'aller parler à vos amis.


- D'accord.

- Et puis vous rencontrer m'a fait aussi beaucoup de bien.


Il lui sourit une dernière fois et elle quitta le café. Il soupira, cette rencontre pouvait être la meilleure chose qui pouvait lui arriver maintenant. Il ne remercierait jamais assez. Il se leva à son tour et regarda sa montre avant de sortir du café. Il avait peut-être le temps pour arriver à la réunion.


*


Chace McAdams et Mark Ames se sourirent et se serrèrent la main avant de se séparer et de quitter la salle de réunion. Lilian n'avait toujours pas accepté la défaite. La réunion venait de toucher à sa fin et les deux hommes étaient d'accord mais les papiers pas encore signés annonçant officiellement le regroupement des deux cabinets. Chace sortit du bâtiment en soupira. Il avait réussit sans James qui n'avait même pas fait l'effort de venir. Il s'apprétait à prendre un taxi quand il remarqua son associé sur la route d'en face. Surpris il traversa la route et vint à sa rencontre.

- Pourquoi tu n'es pas venu à la réunion ?


- On peut parler en marchant ?


Ils commèrent à se diriger vers l'ancienne maison de James et le silence règnait entre les deux hommes.
Puis enfin, James prit la parole et lui raconta les événements de la veille. Il lui expliqua tout, ainsi que ses sentiments. Contrairement à ce qu'il avait imaginé, tout lui dire lui provoqua un soulagement, il se sentait vidé d'un poids qui avait pesé sur lui. Il termina son récit en s'excusa de n'être pas venu. Chace lui répondit qu'il comprenait et ne lui en voulait pas le moins du monde. Ensuite il lui raconta le déroulement de la réunion, ainsi que son oppinion sur Lilian et Mark, ses deux nouveaux partenaires.
Chace lui proposa qu'il loge chez lui, mais James déclina son offre, car il voulait renouer des liens avec ses parents. Cet incident lui avait fait prendre conscience que si jamais ses parents étaient morts il s'en voudrait de s'être conduit de cette manière avec eux et de les avoir éloigner de sa vie.
Les deux amis continuèrent de parler un bout de temps, puis Chace retourna au bureau et James rentra chez son nouveau chez-lui, chez ses parents.
Dès que James arrivit chez lui, il remarqua que ses parents étaient en pleine discussion et le ton avait commencé à monter. James les regarda surprit et toussa pour montrer sa présence. Ils se stoppèrent automatiquement et regardèrent leur fils avec un regard étrange. James sourit timidement et prit sa mère dans ses bras à sa plus grande surprise et lui murmura « Tu m'as tant manqué, Maman ... »
Elisabeth Waldorf ressera l'étreinte avec son fils et sourit à son mari qui regardait la scène avec jalousie et énervement.
Enfin James se détacha de sa mère et remarqua que son père avait quitté la pièce. On peut lire sur son visage une grande déception. Il essaya tant bien que mal de la cacher et il regagna ensuite sa chambre.
Une fois à l'intérieur il s'y enferma et envoya un message à son meilleur ami :

<< Désolé pour tout. Je peux venir vers trois heures chez toi ? >>

Un peu plus loin à San Francisco, Ethan entendit sont portable, il sourit à la jeuen femme en face de lui et se leva pour le regarder. En voyant l'expéditeur il éprouva un grand soulagement car hier ne le voyant pas arrievr il s'était inquièté et avait peu dormi. Il répondit à son meilleur ami disant qu'il l'attendait avec impatience. Il mit son portable dans sa poche et en déposant un tasse de café devant la jeune femme il lui déclara :

- Il vient à trois heures, alors si tu veux lui parler, ca sera le moment ...

Elle lui adressa un sourire en guise de remerciment et bu plusieurs gorgées de café.


*


Ryan - Ryan Gosling.
Mark Ames - Ryan Philip

# Posté le samedi 03 janvier 2009 12:07

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 14:43