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.-- 22 Octobre 2008 .

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Cela faisait plus d'une heure que Charley était rentré de sa sortie nocturne et elle était à présent allonger dans son lit, son regard dirigé vers le plafond et la tête remplie de souvenirs qui l'avait hanté durant des années. Depuis le temps elle arrivait à y repenser sans pleurer, mais toujours avec une pointe au coeur qui s'était atténué avec le temps. Soudain son téléphone sonna. Surprise de recevoir un appel à cette heure ci elle regarda l'écran et le nom de Ray s'affichait. Elle sourit instinctivement rien qu'en repensant à lui. Elle décrocha avec un sentiment de bonheur, sentiment qui l'avait quitté depuis qu'elle était arrivé à San Francisco.

- Alors comme cela on quitte la ville s'en même m'en parler ?


- Je suis désolé Ray, je compter te téléphoner mais le temps m'en a empêché. Dois-je te rappeller qu'il est quand même, elle regarda brièvement sa montre et ajouta, trois heures du matin.


- Ta disparition soudaine ne serait pas un drôle de manière de rompre ?


- Non lança t-elle. Je peux te jurer que tu es la seule personne qui me ferait du bien dans un moment pareil. Je n'ai pas pu te prévenir de mon départ car je ne l'avais moi même pas prévu.

- Qu'est ce qui se passe ma puce ? finit-il par demander

- C'est trop compliqué mais je te promet de tout te dire une fois revenu à Sacramento.


- Tu reviens quand ? Tu me manques déja... se lamanta Ray d'une voix grincheuse.


- Je ne sais pas. J'ai des choses à faire et tant que je ne l'ai aurais pas fait je ne pourrais pas rentrer.


- D'accord marmonna t-il. Je serais là à t'attendre et rappèle toi que je t'aime plus que tout.

- Je ne sais pas comment tu fais mais tu trouves toujours les mots pour me remonter le moral même quand tout ne va pas. Je suis vraiment désolé d'être parti comme cela.


- Je te fais confiance de toute manière mais je me suis drôlement inquièté pour toi aujourd'hui.


- J'imagine mais merci. Je t'aime et tu me manques beaucoup aussi.


- On se voit à ton retour, mais si tu as besoin de quoi que se soit n'hésite pas à m'appeler.


- Rien que de t'entendre ca m'aide.


- Tu es sure de ne pas vouloir me parler de ce qui se passe ?


- De vive voix se sera mieux.


- C'est possible, mais tu ne sais même pas pour combien de temps tu es partie.


- Je sais et je suis désolé. Je vais devoir te laisser. Bonne nuit chéri.


- Dors bien. Je t'aime.


Elle raccrocha et regarda son téléphone tandis qu'une larme perla au coin de son oeil. Elle l'essuya vivement ne voulant pas pleurer de nouveau, ne voulant pas montrer sa faiblesse de nouveau. Elle avait assez pleuré il était tant qu'elle se montre forte. Elle avait grandit et muri pourtant une partie d'elle avait besoin d'exprimer sa peine et cela pouvait se faire qu'en pleurant. Mais en faisant cela, elle avait l'impression d'être une nul, une moins que rien. Elle avait déjà décu ses parents quand ils étaient vivants et si il y avait la moindre possibilité pour qu'ils la voient de là haut elle ne voulait pas refaire la même erreur.


*


James arrivit devant une énorme bâtisse. Il regarda lentement le bâtiment de long en bas avant de pénétrer à l'intérieur. Il se trouvait dans le hall d'entré et en face de lui deux escaliers en marbre les deux pour accèder au second étage mais pour aller dans deux parties différentes de la maison. A droite ce trouvait l'escalier menant au bureau, séjour et autre pièce administrative et à gauche, les pièces plus personnels : les chambres et salle de bains ainsi qu'une salle de jeux. James emprunta l'escalier de gauche et passa doucement sa main sur la ramparde en bois vernis avant d'atteindre un long. Il se dirigea vers son ancienne chambre situé au fond à droit et passa devant celle de ses parents, enfin du moins ca l'été quand il est partit. Il esquissa un léger sourire en repensant à eux. C'est vrai que ces derniers mois il leur avait donné peu de nouvelle et les avait tenu à l'écart du progrès de sa carrière. En y repensant il s'en voulait énormément d'avoir oublié en quelque sorte ses parents, son origine. Quand il été enfant, il avait eu de nombreuses réflections sur le faite d'être issue d'une famille riche qu'il ne possèdait pas les mêmes chances que les autres. C'est vrai, ses chances de s'en sortir dans la vie était supérieur à pleins d'autres personnes, comme celles qui vivent dans des bidonvilles an Afrique. Mais ce n'est pas lui qui a décidé de son sort et de ses chances dans la vie, il est né d'une famille riche. Et aussi étrange que cela puisse paraître c'est plus dure de se faire accepté en tant qu'enfant issue d'une famille riche que d'une famille pauvre. Car quand on vient d'en bas il est plus honorable d'arriver en haut que si l'on est déja en haut de l'échelle. Alors quand il est entré à l'université de Brown il a obtenu une bourse étudiante et durant toute ses études n'a jamais reçu ou demandé de l'argent à ses parents, de manière à prouver au autres et à lui même que l'argent ne l'a pas aidé à arriver au
sommet et à cré un cabinet d'avocat maintenant réputé dans tout le département et avec ce récent regroupement il sera bientôt célèbre dans tout les Etats Unis. Déja à l'université et avec cet idée de ne pas profiter de l'argent à sa disposition l'avait éloigné doucement de ses parents. Le temps avait suivi son cours et il avait grandi et muri et surtout il était devenu adulte. Ses relations amoureuses sérieuses n'avaient jamais eu la possibilité de rencontrer ses parents et il en parlait que très rarement. Il était né avec une cuillère en or dans la bouche et il ne l'acceptait pas. C'est vrai pourquoi avait eu t-il cette chance et pourquoi n'était il pas né dans un bidonville en Afrique. Définitivement la vie est bien injuste mais quand elle ne l'est pas avec nous on ne s'en rend pas toujours compte, notre vie nous paraît naturelle, normale pourtant d'autre en vivent des biens plus affreuses mais ils possèdent quelque chose que les autres n'ont pas : une réalité de la vie.
Il entra dans sa chambre et rigola en découvra dans quelle état il l'avait laissé. Ses parents n'avaient touché à rien. Il s'allongea sur son lit et admira chaque poster de stars ou joueurs de sport qu'il aimait tant il y a encore quelques années. Il prit son téléphone portable et fit défiler dans son répertoire ses contacts et s'arrêta sur le nom << Ethan >>. Il soupira déçu de son comportement à l'égard de son meilleur ami, celui-ci devait l'attendre chez lui mais James n'était pas prêt à lui parler et à s'excusait et il était encore trop énervé et chamboulé de sa journée. Ce qui est bien avec la chance c'est qu'elle tourne. Il est peut-être né avec une cuillère en or dans la bouche mais ce soir sa maison à pris feu sans la moindre explication. Il y a donc un peu de justice dans ce bas monde mais elle n'est toujours pas égal et le sera probablement jamais. Mais que pouvons nous y faire ? Rien à part le subir sans craquer.


*


Lily frappa plusieurs fois à la porte avant que Nate lui ouvrit les cheveux ébouriffés et la mine fatigué.

- Que me vaut l'honneur de ta visite à trois heures du mat' ?


- Je vois que tu es de bonne humeur dès le matin.

- Je t'en pris entre.


Elle ne se fit pas prier et entra chez son meilleur ami.

- C'est pas que ta visite me dérange mais pourquoi tu es là ?


- J'avais besoin de toi. J'ai besoin de ta présence. Je ne voulais pas rentrer chez moi pour me retrouver seule dans cette grande maison alors je suis atterrie chez toi.


Elle attendit une réponse puis se leva et déclara.

- J'aurais pas du venir je suis désolé.


- A ce qui parait je ronfle mais si ca ne te dérange pas mon lit est tout à toi, répondit–il enfin avec un sourire plein de tendresse.


Elle lui répondit son sourire timidement. Elle ne comprenait toujours pas comment il pouvait être toujours là malgré les années et son changement de comportement. Il ne l'avait jamais abandonné mais malgré cela, elle appréhendait qu'un jour il le fasse et que cela l'annéantisse totalement. Pour l'instant il ne l'avait jamais décu alors qu'elle oui. Il était parfait alors pourquoi perdait-il son temps avec quelqu'un comme elle. Décidément encore une question qui resterait sans réponse. Elle ne le méritait pas et le savait très bien. Pourtant elle avait besoin de lui comme les plantes ont besoin de soleil. Il était son soleil, sans lui elle sombrerait dans l'obscurité et ne se relèverait probablement jamais.


*



Ray Brent - Ed Westick

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# Posté le samedi 03 janvier 2009 12:05

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 14:43

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